lighpainting by yann chatelin and alexandre dupeyron

Regard croisé de Bordeaux à Casablanca.

A travers l’errance photographique de deux personnages de lumière les artistes nous livrent un regard croisé sur le patrimoine des villes de Bordeaux et de Casablanca. Chaque site présenté donne lieu à une création lumineuse originale. Une femme et un homme incarnent, sous forme de pochoir lumineux, cette balade. Deux parcours en dix photos par ville qui finissent dans une ultime photo où les deux protagonistes se retrouvent dans les rues de Bordeaux.

 

 

 

Au-delà de la vieille pierre, la vision du patrimoine présentée dans cette série s’attachera à mettre en lumière une mémoire collective qui peut parfois s’inscrire dans des bâtiments ou des lieux semblant anodins.

Du patrimoine classique au patrimoine ordinaire, en passant par le patrimoine en péril, il s’agit davantage de présenter une mémoire urbaine. Patrimoine - sensible, impalpable -  qui fait que chaque habitant d’une ville aura une manière différente de le pratiquer et donc de le raconter.

Si écrire, est l'art de formuler ce que l'on ne peut pas dire ; alors la photographie serait l’art de montrer ce que l’on ne peut voir. En grec, « photographie » signifie, textuellement, « écrire avec la lumière ». La peinture de lumière serait donc l’essence même de la photographie.


La photographie a la faculté de figer le temps car elle fige la lumière. La peinture de lumière, art totalement éphémère et invisible à l’oeil nu, ne devient oeuvre d’art qu’une fois fixée sur une surface photosensible.


Toute sa difficulté réside dans une appréhension totalement « à l’aveugle » de la lumière pour arriver dans un ultime geste au trait désiré.


L’histoire de la peinture de lumière, remonte aux prémisses de la photographie. Man Ray ou encore Picasso avaient déjà, à l’époque, commencé à explorer les premiers effets de la persistance lumineuse dans les années 1930-1940. Ils découvraient alors les potentialités de ce qui allait devenir avec l’avènement du numérique un nouveau medium artistique.


La qualité et l’esthétisme de la peinture de lumière dépend essentiellement de la fluidité et de la dextérité du mouvement, de la sûreté du geste, et de la capacité à dessiner dans l’espace sans avoir de repère visuel. Bien entendu, la capacité à composer dans le cadre avec les couleurs et les masses est également essentielle.


Les répétitions sont nombreuses avant d’atteindre l’effet escompté. C’est des nuits durant que Yann CHATELIN etAlexandre DUPEYRON ont bataillés pour arriver à affirmer leur style.


Cette série réalisée à travers le globe par Yann CHATELIN et Alexandre DUPEYRON a commencé il y a quatre ans. Elle s’appuie sur un travail autour de la lettre, symbole du savoir, de sa transmission et de sa capacité à traverser les âges.
Inspirée de la calligraphie arabe et du Shodo l’art de l’écriture du sinogramme chinois issu de deux des systèmes d’écriture ancestrale, elle fait l’éloge de la persistance du Savoir et de l’Esprit.
L'impermanence du visible permet d'apprécier la valeur du temps par le biais des lieux choisis, donnant ainsi un caractère précieux au Métaphysique.

lighpainting INDIA (2011)

lighpainting SINGAPORE (2010)

lighpainting asia:MALAYSIA,THAILAND,CAMBODIA,VIETNAM (2010)